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Parlons soft-skills avec Raphaël Franses !


Dès 1970, l’armée américaine fait déjà référence aux soft-skills…


Depuis, 90% des offres d’emploi publiées ces cinq dernières années y faisaient appel selon une étude menée par Boostrs.


On décrypte pour vous ce phénomène “soft skills”, et pour cela nous sommes allés voir Raphaël Franses, co-fondateur de Awayke, qui dispense avec nous les soft-skills à nos apprenants !


Soft-skills, kesako ?


Pour nous chez Weavers, ce sont les compétences transversales qui s’appliquent à tous les métiers, on parle notamment de compétences humaines, relationnelles, sociales et comportementales.


Des compétences dites “douces” que nous travaillons avec nos apprenants à travers le développement personnel par exemple.


Du côté d'Awayke, qui propose des formations basées sur la connaissance de soi, l'intelligence collective, et l'analyse comportementale, conçues avec des experts engagés et animées par des jeunes, pour des jeunes.


Raphaël Franses nous explique : “C’est des aptitudes à se comporter et à agir avec conscience dans des situations données et professionnelles”. Des aptitudes qu’il distingue en trois familles :


> Les compétences personnelles

> Les compétences humaines interpersonnelles

> Les compétences humaines professionnelles


Il ajoute également, “C’est le cœur des métiers les savoirs-êtres, savoir travailler avec les autres, gérer son stress, gérer son temps, être créatif. Ces éléments sont juste fondamentaux.”



Les soft-skills, ça s’apprend ?


On lit parfois que les soft-skills sont des compétences innées, qui seraient avant tout des compétences personnelles développées au cours de sa vie. Mais selon Raphaël, “une compétence se développe, et ça passe notamment par la connaissance de soi.” C’est pourquoi en 2022, les soft skills représentent en moyenne 32% du plan de développement des compétences selon Unow.


En ce sens, notre partenariat avec Awayke a pour but d’aider les publics exilés à développer ces compétences dites “non-techniques”.


Pour cela, Awayke intervient sur deux de nos pré-formations : à destination des jeunes exilés et à destination des déplacés ukrainiens. Gestion du stress, communication bienveillante ou encore développement de son pouvoir d’agir, de nombreux enseignements leur sont dispensés.


Il privilégie deux moyens pour enseigner ces soft-skills :

> la théorie, pour leur faire comprendre la compétence à travailler et la définir sous différents aspects

> la pratique grâce à des outils qu’il va leur livrer pour développer ces compétences douces, ainsi que leur mise en pratique dans des situations données



Leur impact sur le recrutement


En 1978, Herb Kelleher, cofondateur et ancien PDG de Soutwest Airlines, clamait sa fameuse devise « Embaucher pour l'attitude, former pour les compétences » (Hire for Attitude, Train for Skills).


Une philosophie de recrutement largement partagée par Raphaël Franses, qui nous a expliqué :


«Moi en tant qu’employeur par exemple, je préfère avoir quelqu’un qui à les bons savoir-être et que je vais former à ma technique ; plutôt que l’inverse : quelqu’un de très compétent techniquement mais qui n’a pas les bons savoir-être, qui sont juste fondamentaux finalement.»


Une approche qui nous amène à nous questionner sur le besoin de remettre les soft-skills au centre des recrutements sur des postes peu qualifiés, potentielle solution aux difficultés de recrutement de certains métiers en tension ?



Soft-skills et publics exilés


Les publics exilés que nous formons chez Weavers sont des publics souvent isolés et dont les compétences sont peu reconnues, des facteurs qui ne leur permettent pas d’envisager de projets professionnels. C’est pourquoi ils ont absolument besoin des soft-skills pour améliorer leur insertion économique, à commencer par un rétablissement de leur confiance en eux et la construction de relations sociales.


Pour aller plus loin, nous avons questionné Raphaël sur la manière dont ont été accueillis ces enseignements par les publics exilés durant ses interventions.


Il nous explique alors que cela dépend des cultures :

  • Les jeunes exilés :

“On sent qu'ils ne sont pas du tout habitués à cela mais qu’ils adorent parce que ça leur permet de prendre du temps pour eux et de parler d’eux. Et je ne suis pas sûr que ce soit des publics qui ont l’habitude.”

  • Les déplacés ukrainiens :

“Pour eux, c’est quelque chose qui est très développé, ils sont clairement en avance sur nous sur plein de sujets, et ils trouvent ça pertinent et en même temps ils ont déjà abordé beaucoup de sujets. Dans leur groupe, il y a des personnes qui sont psychologues, qui en savent beaucoup.”


Chez Weavers, nous mettons un point d’honneur à cultiver les soft-skills de nos apprenants exilés, cela passe par exemple par l’apprentissage du français, des ateliers de vivre en France ou encore d’employabilité. Des compétences douces qu’ils sont également amenés à approfondir dans le programme de compagnonnage avec un citoyen français.


Alors prêts à laisser de la place aux soft-skills dans vos recrutements ?




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