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Recruter des femmes, l'épreuve des RH ?



Les entreprises du CAC 40 aujourd’hui, c’est :

> 57 PDG, directeurs généraux et présidents de conseils d'administration.

> Parmi eux, seulement 2 femmes.


Alors, à quand la parité dans le monde du travail ?


Où sont les femmes ?


En 2019, Linkedin a publié une étude basée sur l’analyse de millions d’interactions entre des candidats et entreprises en France.


Celle-ci a permis de mettre en lumière le comportement des femmes face aux offres d’emplois en ligne. Pour commencer les femmes consultent davantage d’offres que les hommes, en revanche, elles ont tendance à moins postuler qu’eux !


Mais comment expliquer cela ?


Une question sémantique


L’offre d’emploi est souvent le premier point de contact entre un employeur et son candidat, un outil déterminant tant pour la candidature que pour le recrutement. Et c’est dès sa rédaction que le fossé entre les hommes et les femmes va se créer.


En effet, selon une étude menée par Textio, une entreprise américaine ayant analysé des millions d’offres d’emploi, le choix de la rédaction de celles-ci créera naturellement une disparité de genre. Par exemple, lorsqu’une annonce contient le verbe « diriger », les femmes auront tendance à moins postuler que les hommes. Mais si on remplace ce verbe par « construire », les résultats ne seront plus du tout les mêmes !


Diane Beldame, Directrice Générale de ThinkR, a quant à elle, pris un contrepied intéressant en féminisant totalement l’une de ses offres d'emploi en recherchant une “codeuse web”.


Et les résultats sont probants, les deux femmes qu’elle à recruter ont avoué qu’elles n’auraient pas postulé si l’annonce n’avait pas été féminisée par peur que le poste leur soit inaccessible, faute de ne pas “cocher toutes les cases”. Alors que, dans le cas présent, les candidates se sont senties en confiance désirées par l’entreprise.


Le choix des mots dans votre offre d’emploi sont donc décisifs sur les candidatures que vous recevrez, alors, si devenir inclusif suffisait ?



Des difficultés historiques


Toujours grâce à l’étude Linkedin, on se rend compte que les femmes ciblent mieux leurs candidatures ! Pour elles, il est essentiel de répondre à 100% des critères demandés pour postuler, tandis que les hommes, eux, ne se contentent que de 60%.


Une difficulté qu’elles s’imposent à elles-mêmes, comme lors de leurs entretiens : craignant les questions pièges, elles se focalisent davantage sur leurs points faibles et se sur-préparent, oubliant de mettre leurs compétences en lumière.


Des difficultés et peurs qui s’expliquent en réalité par les comportements longtemps mis en place par les recruteurs. Selon une étude de l’Université de Californie, les femmes seraient 25% plus interrompues lors de leurs entretiens, également, les recruteurs s'attardent davantage sur leur manque d'expérience que pour un homme et questionnent davantage leurs compétences. Sans compter les 13% de clics en plus sur les profils masculins ! Ces incompréhensions entre les deux parties naissent d’appréhensions du siècle dernier. Mais, ce ne sont pas les seuls freins à l’embauche des femmes…


L’effrayante grossesse


En effet, malgré une volonté générale d’atteindre la parité entre les hommes et les femmes au travail, un frein important persiste : la grossesse !


Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce sujet ne freine pas que les employeurs, qui, outre la grossesse, appréhendent le congé parental, le temps partiel, les changements d’horaires ou encore les absences pour enfant malade. Tant de facteurs qui les poussent à voir les femmes comme des “agents à risques”.


Du côté des candidates, beaucoup d’entre elles appréhendent fortement d’être enceinte par peur du regard de leur entourage professionnel. Selon une étude américaine de Bright Horizon, 65% des femmes sans enfants angoissent à cette idée, et pour cause, 42% sont persuadées que leur carrière professionnelle sera "impactée négativement" par cet événement. A contrario, 75% des hommes affirment que la paternité affecte peu leur carrière.


Un sujet qui, à ce jour, est toujours traité avec vigueur par les Défenseurs des Droits, qui ont depuis peu mis en place un guide contre les discrimination en cas de grossesse.



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